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DAAD Paris - Office Allemand d'échanges universitaires
Bon anniversaire Erasmus ! Voir les archives

Bon anniversaire Erasmus !


Lorsqu’en 1987 le programme fut lancé, personne ne s’imaginait qu’Erasmus atteindrait un tel niveau de notoriété dans l’esprit des jeunes européens. De nos jours, il n’est presque plus question de savoir si un étudiant va faire un Erasmus, mais où il va le faire. Plus de 5 millions de personnes ont profité du programme lors des trois dernières décennies, dont 3,3 millions d'étudiants. A l’occasion des 30 ans de l’existence du programme le DAAD ainsi que son homologue français, l’Agence Erasmus+ France, organisent une série de manifestations.


eNL16_art4_web1.jpgLe programme Erasmus repose sur des accords interuniversitaires qui encouragent la mobilité étudiante. Comme les échanges sont fondés sur des liens institutionnels, beaucoup d’éléments sont facilités : la préparation au séjour, la validation des acquis, mais également l’accueil dans l’établissement partenaire. En 1987, le projet n’a débuté qu’avec la participation de onze pays européens. Aujourd’hui, plus de 33 pays coopèrent entre eux et ce nombre ne devrait que s’accroitre. Car le programme Erasmus c’est bien plus que des groupes d’étudiants fêtards tels qu’ils sont représentés dans le film devenu non moins célèbre de Cédric Klapisch « L’Auberge espagnole ». En effet, Erasmus construit des ponts entre nos nations, mais surtout entre les citoyens européens. La ministre fédérale allemande chargée de l’Education et de la Recherche Johanna Wanka déclare à ce sujet que « l’Europe devient une expérience concrète, la compréhension interculturelle augmente, des amitiés internationales naissent, et des parcours de vie sont marqués. » Vu la menace actuelle du terrorisme et la montée des populismes, il est primordial de promouvoir le dialogue et l’échange entre les européens au quotidien. « Erasmus propose d’acquérir une expérience à l’étranger, de se confronter avec des nouvelles méthodes d’apprentissage et d’enseignement et de découvrir de nouvelles cultures,  de nouvelles langues et de nouvelles personnes » affirme également la présidente du DAAD Margret Wintermantel. Ces nouvelles richesses ont permis et permettront une construction plus solide de notre espace européen. D’un point de vue académique, l’internationalisation et l’harmonisation des systèmes universitaires européens représentent elles aussi un grand pas pour l’avenir. Le succès du programme est également reflété dans le budget, qui a été rehaussé de 40% pour la période 2014 - 2020, atteignant 16,4 milliards d’euros.

L’heure est donc aux réjouissances. A l’occasion des 30 ans d’Erasmus, le DAAD organise une série d’évènements partout en Allemagne, à commencer par une soirée anniversaire début mars. Le 1er et le 2 juin aura lieu le congrès annuel d’Erasmus+ du secteur universitaire à l’université de Heidelberg. Parallèlement à ces points forts, une trentaine d’universités allemandes associées à des initiatives étudiantes locales vont mener des projets de sensibilisation au programme dans tout le pays.

eNL16_art4_web2.jpgLa France aussi participe aux festivités. Une cérémonie a d’abord été organisée au théâtre parisien de l’Odéon le 9 janvier dernier. La ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem y a rappelé qu’Erasmus « est un succès, qui doit être reconnu et célébré comme il convient ».

Le site internet generation-erasmus.fr, géré par l’Agence Erasmus+ France, répond aux questions que les candidats potentiels pourraient se poser. Il a également émis un appel à projet pour les journées Erasmus du 16 et 17 octobre 2017. Pendant ces journées, des étudiants mais aussi des personnels administratifs et tout acteur de la réussite du programme pourront sous forme d’ateliers, de conférences ou de stands montrer en quoi Erasmus+ est un programme particulier.

Même si les étudiants plébiscitent ce programme (en 2014-2015, la France envoie 39 985 étudiants à l’étranger, soit environ 260 de plus que l’Allemagne), seuls 1.6% de l’ensemble des étudiants français et 2.9% des étudiants allemands profitent de cette bourse à la mobilité. L’Espagne continue d’être le premier pays européen à faire partir ses étudiants (3.5% des effectifs globaux). (1)

Le programme serait-il au regard de ces chiffres donc réservé exclusivement à une petite partie de la population estudiantine ? C’est contre cet état des lieux qu’Erasmus+ souhaite intensifier ses efforts. Lorsqu’en 2014 le « + » s’ajoute au programme Erasmus, l’idée est de favoriser la mobilité internationale d’un public initialement exclu. Dès lors, les demandeurs d’emploi, les apprentis, les élèves en formation professionnelle mais aussi les enseignants et les personnes avec un handicap peuvent plus facilement bénéficier de ce programme élargi.

Les résultats sont encourageants, mais restent encore trop faibles. Ainsi, selon les chiffres du gouvernement fédéral allemand, 18 000 apprenants allemands (2) ont bénéficié en 2014 d’un financement pour effectuer un stage allant de quelques jours à plusieurs mois dans un pays européen. Cela représente donc 4% des effectifs d’une année. En France, les chiffres atteignent 15 895 apprenants pour 2015 (3) .

Pour l’heure, les aides financières incitant à la mobilité restent maigres : de 150 à 300 € par mois en France. A cela peuvent éventuellement s’ajouter d’autres aides de la région, du département et du Crous, mais elles ne couvrent en aucun cas les frais de vie dans des pays avec un coût de la vie élevé comme par exemple les pays scandinaves. En Allemagne, les aides sont un peu plus généreuses et atteignent en moyenne 325 €. Par ailleurs, les étudiants boursiers ont le droit d’emporter leur financement dans le cadre du programme BAföG pendant leur séjour Erasmus. N’empêche que, dans la plupart des cas, les étudiants doivent faire appel à l’aide de leurs parents ou mettre eux-mêmes de l’argent de côté s’ils veulent pouvoir partir en toute sérénité.

Nous l’aurons compris, c’est en encourageant fortement les jeunes européens à amasser de l’expérience à l’étranger qu’un sentiment fort d’appartenance à l’Europe se créera. Pour cela, il faudrait atteindre un public le plus large possible et leur donner les moyens matériels et financiers pour réaliser leur mobilité. Ce n’est qu’à ce moment-là que nous pourrons parler réellement de « Génération ERASMUS ».
 
1) Chiffres tirés de la brochure « Les chiffres clés » de Campus France, Février 2017.
2) http://www.bundesregierung.de/Content/DE/StatischeSeiten/Breg/Bildung/auslandsaufenthalt-berufsausbildung-erasmus.html
3) Rapport d’activité de 2015, Agence Erasmus+, http://www.agence-erasmus.fr/publications.php





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