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HOPES : une collaboration européenne pour les étudiants réfugiés Voir les archives

HOPES : une collaboration européenne pour les étudiants réfugiés

19-12-2016 Témoignages

Interview


Avant la guerre, 20% des Syriens entre 18 et 24 ans fréquentaient un établissement d’enseignement supérieur. 5 millions de personnes ont fui la Syrie pour se réfugier en Turquie, au Liban, en Irak, en Jordanie et en Egypte. Seul un quart de ceux qui auraient pu étudier (soit 5% de la population) est actuellement à l’université dans un de ces pays d’accueil.

eNL15_art3_web1a.jpgLe programme HOPES (Higher and further education Opportunities and Perspectives for Syrians) a été mis sur pied pour tenter d’inverser le phénomène. Il est financé par le Fond fiduciaire régional de l’Union Européenne (Fond « Madad », « aider », en arabe) et mis en œuvre par un consortium mené par le DAAD constitué de quatre agences européennes de mobilité étudiante (DAAD, Campus France, EP-Nuffic et British Council), chaque organisation étant responsable d’un eNL15_art3_web2a.jpgchamp d’activité particulier. 

Interview avec les responsables du programme pour Campus France, Noureddine Manamanni et Louise Watts.

1.    Pouvez-vous résumer en quelques mots la part que prend votre organisation dans le projet ? Quels sont vos objectifs à l’horizon 2019, à la fin du projet ?

Dans le cadre du projet HOPES, Campus France est responsable des actions de communication et de l’organisation d’événements de dialogue politique dans la région. Nous avons mis en place une équipe projet à Beyrouth qui est en charge du « Syria Education Desk » au Liban. Ce bureau conseille les étudiants syriens et gère le programme de bourses HOPES dans le pays.
D’ici la fin du projet, avec les partenaires, nous avons pour objectif de conseiller jusqu’à 42 000 jeunes Syriens, de proposer 4 000 formations linguistiques, plus de 300 bourses d’études et 3 500 formations courtes.

2.    Sur quels critères sont sélectionnées les bénéficiaires du programme ?

Les boursiers HOPES au Liban sont sélectionnés selon plusieurs critères, dont les résultats académiques, la situation de vulnérabilité, le niveau de langue, la motivation et les activités de volontariat. En 2017, nous proposerons aussi des bourses aux étudiants libanais impactés par la crise en Syrie.

3.    HOPES a été lancé en avril 2016. Avez-vous déjà dressé un premier bilan d’étape ? Avez-vous noté des difficultés imprévues ou reçu un soutien particulier inattendu?

En 2016, nous avons sélectionnés 67 lauréats d’une bourse d’études HOPES au Liban. Afin d’éviter le dédoublement de programmes de bourses, nous avons travaillé en coopération avec l’UNHCR et l’association Terre d’Hommes (programme DAFI).

4.    La coopération internationale concernant la crise syrienne est loin d’aller de soi. Comment se passe la collaboration avec les autres organisations engagées dans ce projet ?

Nous travaillons avec les partenaires du consortium (DAAD, British Council, EP Nuffic)  mais également en concertation avec de nombreuses organisations dans la région. Dans chacun des pays cibles (Egypte, Irak, Jordanie, Liban et Turquie) nous allons organiser des tables-rondes pour réunir les acteurs institutionnels et échanger sur les thématiques spécifiques à l’accueil des réfugiés syriens dans le pays. En mars 2017, nous organiserons la première conférence régionale HOPES à Amman en Jordanie.

5.    DAAD et CAMPUS France sont déjà partenaires sur 3 projets d’envergure (Study in Europe, SHARE et HOPES). Comment qualifieriez-vous cette coopération ? Pouvez-vous envisager d’autres collaborations ? Si oui, dans quels domaines ?

Campus France et le DAAD jouissent d’une coopération étroite de longue date. Outre les projets européens, nous menons de nombreuses activités ensemble, telles que l’organisation de salons conjoints en Asie et en Amérique latine. Les directeurs des deux organismes se rencontrent régulièrement et nous effectuons mêmes des échanges de personnels. Nous poursuivrons cette coopération et l’élargirons à d’autres domaines d’activités.




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